Les bons plans de Luc et François
Bienvenue sur les pages web de Luc et François
Nous vous proposons des randonnées organisées en kayak de mer
contact: francois.parigot@wanadoo.fr
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Pour 2008 on voulait aller en Corse mais Luc et moi ne sommes pas dispos cette année. Nous allons retourner en Ecosse Début Juin et en Juillet je vais aller au Québec pour pagayer sur le Saint Laurent et aussi descendre une rvière en canot camping, un de mes vieux rêves. Celà pourrait éventuellement déboucher sur un trip que l'on proposerait en 2009.
Voilà pour l'instant le programme.
Bonne navigation
François
vendredi 8 juin départ du club en même temps que l’équipe du défi des Courreaux pour rejoindre Roscoff et embarquer sur le Pont-Aven. Guinness au bar histoire de se mettre dans l’ambiance et nuit peinarde dans nos couchettes.
samedi 9 juin réveil vers 9h30, p’tit déj’ et débarquement vers 11h 30 à Cork.
Quelques minutes d’adaptation à la conduite à gauche pour Gilles et nous voilà en route pour l’Ouest du comté de Cork. Nous nous posons vers 13h à : The meadow camping park, charmant petit camping rural à 2km du petit port de Glandore (çà se prononce comme çà s’écrit et je vous laisse le soin des jeux de mots). Montage des tentes à vitesse Tevienne (30mn 26s chrono) après négociations sur le lieu idéal dans le camping. picnic puis embarquement au port pour une virée de trois heures dans la baie avec au programme : falaises, petits noiseaux, phoques curieux et aussi le tour D’Adam et Eve, 2 îlots à la sortie de la baie. Vent faible et agréable soleil voilé augurent bien de ce séjour . Dans le lointain d’autres îles et falaises nous tendent les bras et s’imposent comme sortie le lendemain. Une Guinness dans un des nombreux pubs qui bordent le port achève de nous convaincre que le sud de l’Irlande c’est le bon plan. Mon inévitable poulet au curry de début de rando nous redonne des forces avant de nous retirer sous nos tentes. Gilles s’attire quelques quolibets à cause de l’état de sa guitoune dont le revétement alu pêle lamentablement.
dimanche 10 juin soleil voilé en ce jour d’élection (nous avions fait une procuration) courte manip par un étroit chemin jusqu’à l’anse de Carrighilly à la sortie de Glandore Harbour et embarquement pour Rabbit Island, Low Island, High island et autres rochers situés au large de la côte (2km environ) un peu de mer, un peu de vent mais rien qui puisse effaroucher de vaillants kayakistes bretons, Pique nique et petit sieste bien à l’abri dans Blind Harbour avant de rentrer en longeant la côte. Stop sur Rabbit Island qui serait un super bivouac, rephoques et petits noiseaux et même un requin pélerin qui vient frôler l’Ultima de Marie. Remontée un peu pénible au camping sur une route super étroite bloquée par un traffic dense et un bus de retraités anglais (navigation 15km)
lundi 11 Pluie au réveil comme il fallait s’y attendre, p’tit déj dans la salle où on fait la vaisselle et qui dispose de bancs et de tables visiblement concus pour ce genre de météo. Manip de 25km vers Roaringwater Bay à l’extrème Sud Ouest de l’Irlande et embarquement dans le port de Baltimore (oui, oui c’est le même nom que la ville Américaine mais il ne faut pas oublier que 2 millions d’Irlandais ont fui la famine dans les années 1850 ; donc pas étonnant que les même noms se retrouvent). C’est parti pour une circumnavigation de Shearkin Island. Roaring water Bay c’est le pied, y a des îles partout et les coins de bivouac foisonnent, les courants « affolants » au dire des locaux ne dépassent pas 3km heure et le marnage est aux environs de 2m. Loutre Rerequin, phoques et j’en passe. Marie déroule sa ligne et nous sort un lieu, mais un lieu... « il frise les 70 cm sans mentire Peuchère » heureusement que Claude « Debbler » Huet est là pour finir de l’occire et le vider. Marie biche un max. La mer est un peu agitée à la pointe sud car nous sommes exposés à la houle de l’Atlantique et entre nous et l’Amérique il n’y rien que le rocher du Fastnet qui dans le lointain veille, sentinelle solitaire, sur les marins. Nous avons d’ailleurs une pensée émue pour les malheureux qui périrent il y quelques années au large de ce rocher lors de la fameuse course du Fastnet. Mais la Guinness nous appelle et nous remontons paisiblement vers Baltimore en longeant la côte escarpée et en contemplant les superbes strates rocheuses dont sont composées les falaises dans le lointain. nous explorons aussi quelques grottes au passage. (Navigation 17km) dîner du soir choucroute de la mer aux cubes de lieu tandoori.
mardi 12 réveil dans la brouillasse et mise en route un peu longuette (c’est le quatrième jour et les malheureux qui n’ont pas pagayé comme des fous tout l’hiver comme votre serviteur sont un peu endoloris)
ReBaltimore et départ vers Spanish Island (peut être refuge pour des marins de la Grande Armada victimes de la tempête et de Sir Francis Drake) par un étroit chenal, course aux moules dans les rochers pour améliorer l’ordinaire et cap sur Hare Island (l’île du lièvre). Les arbres et la maison en ruines sur l’ïle de Skeam East nous attirent pour le pique nique et nous faisons un petit détour. Le lieu serait surement un bivouac propice et Marie commence à évoquer la magie des couchers de soleil sur les petits îlots... une superbe arche au SO de l’île est le théatre du tournage d’un petit film grâce à l’appareil photo numérique de Marie. Retour au camp (bien sur après la Guinness au pub) pour manger les saucisses de Morteau prévues au diner de la veille et que nous avions délaissées au profit du lieu de Marie (Blaise, pas les plats sous vide). On parle de déplanter vers Bantry Bay car le mauvais temps est prévu pour jeudi. Comme tous les soirs on visionne les photos du jour dans le camion de Gilles et sur le micro de Gilles et on se réchauffe avec quelques gouttes de Whiskey (En Ecosse çà s’écrit Whisky et çà se boit comme çà se prononce). En fait on n’a pas froid du tout car comme vous le savez tous le Gulf Stream remonte jusqu’au SO de l’Irlande.
mercredi 13 Marie sait ce qu’elle veut (comme la plupart des femmes ) et ce qu’elle veut c’est un bivouac et malgré une météo peu encourageante pour le lendemain il est décidé d’aller bivouaquer sur la petite île de Skeam East que nous avions repérée la veille (elle est à environ 1km de la côte et nous devrions pouvoir échapper au mauvais temps sans trop de difficultés). Nous embarquons de la cale de White Hall, perdue au bout d’un promontoire après une préparation minutieuse. C’est le premier bivouac de Cristelle et comme pour toutes les premières fois faut y aller doucement. Le temps est maussade mais après une rincée derrière Horse Island (Horse = cheval, Rabbit = Lapin pour ceux qui n’ont rien glandé pendant les cours d’anglais) le temps se découvre et le groupe se scinde en deux. Cristelle, Claude et François coupent au plus court vers le bivouac et Marie et Gilles vont vadrouiller vers Castle Island (Faut dire que Roaringwater Bay (la baie des eaux rugissantes) est fourrée aux îsles et ressemble beaucoup au golfe du Morbihan sans la presqu’île de Rhuys (c’est à dire qu’au SO c’est très exposé) . Sur Skeam East le bivouac se révéle un enchantement, prévenus par la voix rocailleuse à l’accent très Irlandais de la VHF (rien à voir avec l’accent Prout Prout de Miss Suckmydick votre prof d’anglais du lycée) que le vent viendrait du NE nous plantons les guitounes derrière un solide mur de pierres séches, vestige de l’occupation de cette île par des humains (aujourd’hui il n’y a plus que des chêvres et un bouc !!) et après un copieux diner nous allons trépied en main et whiskey en poche explorer l’île pour trouver le meilleur endroit pour un coucher de soleil. Il fait beau et chaud (contrepéterie belge) et on se sent bien sur cette île ; Nous allons même faire les zozos sur l’arche et posons pour quelques photos. Un feu de camp alimenté par du bois flotté achève de donner la touche boyscoutesque à cette agréable soirée.
jeudi 14 la météo locale avait raison (et météoconsult aussi d’ailleurs qui a 10 jours annonçait du mauvais temps) il pleut et çà souffle du NE, mais il n’y a que force 4 et la mer est plate comme les genoux d’une nonne irlandaise. Après le p’tit déj bien à l’abri dans les ruines d’un cottage nous embarquons et d’une courte traversée allons nous mettre à l’abri de la côte que nous explorons un peu avant de débarquer vers midi (18 km en deux jours)
Après le pique nique pris à l’abri du camion nous roulons vers Bantry Bay et le camping de Eagle point ( vaste champ de caravanes heureusement vides situé sur un promontoire et avec accès direct à l’eau). Il fait tellement dégueu que nous ne plantons pas les tentes tout de suite et allons visiter la bourgade de Glengariff et ses boutiques pleines de pulls irlandais tricotés main. Nous redescendons ensuite à Bantry pour un rapide léche-vitrine (seul achat : des cure-dents pour manger les bigorneaux) un afternoon tea and cakes dans une teashop et un diner de saumon frites salade Guinness dans un pub du port. La pluie s’est calmée et nous montons le camp avant la séance photo-Whiskey dans le camion.
vendredi 15 Nos voisins dans leur gros camping car nous regardaient un peu de travers hier soir à leur arrivée et nous nous rendons-compte que en bon français nous nous sommes plantés sur un emplacement réservé aux camping-cars et qu’en plus nous en occupons trois d’emplacements !! notre seule excuse : depuis le troisième jour le minibus de Gilles est devenu un camping car, sa tente est maintenant à coté de la poubelle du camping car elle prend l’eau lamentablement ! Nous embarquons directement du camping pour aller faire le tour de Whiddy Island qui n’est certainement pas la plus belle île d’Irlande avec son hideux terminal Pétrolier au SO témoin de l’incendie du navire français Bételgeuse dans les années 80. Un quai délabré genre Mourmansk après l’effondrement de l’Union Soviètique comme on trouve dans les BD de Bilal ne nous laisse pas un souvenir impérissable. Heureusement Marie tape un lieu et Gilles ramasse quelques oursins. Pique nique un peu frisquet et visite du port nauséabond de Bantry avant de regagner notre camp. Seule vision forte qui me restera de cette balade : une belle irlandaise au teint de lait campée sur son fier destrier le menant dans l’eau jusqu’au poitrail.....
samedi 16 c’est le dernier jour et nous voulons profiter du fait de n’être qu’à 2 heures de route de Cork pour naviguer. Notre doyen renaude un peu à cause du lever matinal et c’est sur le coup de 9h que nous embarquons pour une promenade expresse vers la baie de Glengariff dans l’espoir de voir nos derniers phoques. Le timing est un peu juste et je rappelle les troupes à l’entrée de la baie pour un retour express, un démontage express, une douche et des pâtes expresses avant de filer prendre le ferry. Embarquement sans histoire, dernière Guinness et premier Irish Coffee. Arrivée à Roscoff à 7 h le dimanche matin retour au club pour 10h ce qui nous laisse le temps d’aller voter et d’assurer une défaite moins lourde à l’opposition.
conclusion belle semaine beaux paysages, avec peu de route (940km de camion, dont 500 en Irlande) plus de 100km en kayak, 6 nuits en camping, 1 en bivouac, 2 confortables sur le ferry. Coût : moins de 600€ par personne (sans la Guinness ,4€ la pinte) en partant en mai on aurait économisé 400€ sur le ferry (1500€ 1 minibus, 1 remorque, 5 kayaks, 5 personnes, 2 cabines)
Je repartirais bien en 2008 et vous ?
Kayaks 4 Arktika classique 1 Ultima
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MATERIEL FOURNI Kayak ARKTIKA équipé 6ème catégorie Pagaie Lendal - Jupe plastique Gilet de sauvetage Palm 2 poches Tentes « vieux campeur » 2 places 1 sac étanche (pour le sac de couchage) Matelas mousse Popotes, réchauds Assiettes, verres, bols, couverts |
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Trousseau recommandé |
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MATERIEL PERSONNEL Une tenue de Kayakiste Pour le haut : Anorak de kayak (si possible avec capuche) lycra + petite fourrure polaire (il peut parfois faire froid)
Pour le bas : Pantalon imperméable (genre K Way) Collant lycra ou polaire Chaussures fermées type bateau
(évitez le néoprène qui est très désagréable quand on pagaye plusieurs jours de suite ainsi que le coton qui comme chacun sait est hydrophile) Couvre-chef, lunettes de soleil (avec attache) Crème solaire écran total
Une tenue de bivouac T.shirt, fourrure polaire, pantalon, coupe vent ou veste de quart, chaussures (Attention au poids c’est vous qui pagayez) Affaires de toilettes minimum, savon de mer ou de Marseille Serviette de toilette de rando en microfibre Sac de couchage (éviter la plume) Médicaments personnels (Si besoin) Dans le minibus pour le retour de randonnée Affaires de toilette et change pour prendre le bateau sans avoir l’air de sortir de la jungle.
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MATERIEL FACULTATIF MAIS BIEN UTILE ET AGREABLE maillot de bain Matelas personnel autogonflant de bivouac (Pour les grasses matinées) Lampe frontale (Avec piles de rechange) Lecture, walkman, cartes (selon votre humeur) Couteau Gourde Boussole Appareil photo+protection étanche Sacs étanches (taille moyenne ou petite pour vos affaires personnelles) 1 petite pochette étanche pour vos papiers
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Quand il ne pagaye pas dans les solitudes glacées du Groenland Luc Vincent (avec le chapeau)travaille pour le comité départemental d'Ille et vilaine de Ck et anime le club Kraken à Saint Briac. Il est Breveté d'état kayak de mer et vous fait des tomates farcies à la cocotte-minute comme personne.
Kraken: http://www.kayak-kraken.org/
François Parigot (avec la casquette) est moniteur de kayak de mer et de rivière et quand il ne pagaye pas avec son copain Luc il passe son temps sur internet à chercher où il pourrait bien aller pagayer. Quand il lui reste un peu de temps il enseigne l'anglais à l'université de Rennes.
SCOTLAND FOR EVER !
Dimanche 12 juin 2005,
4ème visite à Broadford, île de Skye, la routine quoi !!
Nous sommes 5 et nous nous affairons autour des kayaks. Huit jours de vivres à charger et pas de lyophilisé du tout !! on ne devrait pas crever de faim d’autant plus que c’est Luc qui a fait la plupart des courses. Le groupe est juste un peu inquiet à cause du cheddar que j’ai acheté dans un Sainsbury local. Qu’ils se rassurent çà n’a pas de goût !
La météo sur internet à l’air bonne et ni Luc ni moi ne sommes inquiets malgré les fortes risées qui agitent la baie. Le responsable des promenades en bateau du coin est moins optimiste et me confie qu’il a entendu un avis de grand frais pour aujourd’hui et lundi.
Qu’importe, nous connaissons tellement bien les lieux Luc et moi que nous nous sentons invulnérables.
Hélas le vent en avait décidé autrement et environ deux heures plus tard il fallu se rendre à l’évidence nous n’arriverions pas à rejoindre notre bivouac habituel au nord de l’île de Scalpay. Nous faisons demi-tour dans des creux d’un mètre avec un bon force 7 dans le nez et nous nous réfugions sur la côte sud de l’île non loin d’un petit manoir et nous commençons à monter le camp sur ce qui me semble être du terrain collectif. La propriétaire de l’île qui s’est matérialisée quelques minutes plus tard me fait comprendre dans un anglais châtié qu’il n’en est rien et que toute l’île lui appartient. Elle ressemble à Camilla avec son fichu sur la tête et vu la tronche je décide de la jouer gentleman. Après un petit moment de discussion où elle comprend que nous ne sommes pas des voyous elle se déride un peu (façon Rottweiller après le canigou) et nous laisse peinards. Nuit ventée et pluvieuse mais le poulet au curry et le whisky soutiennent le moral.
Lundi 13
Rebelote pour le temps, j’insiste pour passer par le sud et tenter de rallier les parages de Portree histoire de nous mettre à l’abri mais Luc comme d’hab. n’en fait qu’à sa tête et prétend que nous allons réussir à passer par l’Est de l’île. Re-vent, re-vagues et un bel esquimautage de Marcel nous convainquent qu’il faut changer de plan. Retour à la case départ (nous avons fait environ 8 bornes en 24h ) passage par le sud de l’île et après un grand bac dans le vent nous installons le bivouac sur Skye au fond du Loch Ainort.
Midges et tomates farcies au menu.
Mardi 14
Çà se calme comme la météo sur BBC 4 le dit et nous allons voir les phoques sur Scalpay puis nous mettons le cap sur Portree. La remontée du Sound est un peu laborieuse car le déjeuner avait été copieux : Harengs pomme à l’huile et arrosé : Aquavit. Marie en profite pour appâter et nous déclare que le soir ce serait bouillon dégraissé pour elle. Dommage : mardi c’était
Fish and chips et bière ! Il pleut et il fait froid à Portree et il fait vraiment bon au pub. Nous dégoulinons et essuyons discrètement nos sièges avant de partir. Même la patronne trouve que ce n’est pas un temps de saison. Marcel renâcle un peu à l’idée de reprendre les kayaks pour trouver le bivouac : il a horreur de la pluie et essaie de nous faire croire qu’il fait toujours beau à Pleudihen !! la promesse de bananes flambées (dessert diététique bien connu après le fish and chips) lui redonne le moral. Nuit humide à nouveau
Mercredi 15
Réveil sous la pluie mais la météo promet une amélioration, heureusement car il y aurait eu mutinerie à bord. Après un coup de fil aux coastguards de Stornoway sur les Hébrides extérieurs (attention l’accent) qui nous assurent que le temps va tenir 48h nous décidons de monter au nord de Raasay et d’aller bivouaquer dans un refuge que nous connaissons. Après une journée de navigation calme nous atteignons notre havre. Il fait presque beau et le charmant petit refuge avec sa promesse de nuit au sec fait remonter le moral en flèche. Nous faisons sécher un maximum d’affaires, nous nous lavons à la petite source abondamment rechargée par les pluies des jours précédents et allons nous balader sur les hauteurs pour regarder les petites fleurs, faire des photos et admirer les vues magnifiques de Skye à l’Ouest et de Torridon à l’est. Soirée choucroute et flambée dans la cheminée, nuit réparatrice malgré le chœur de ronflements de Marcel et Luc.
Jeudi 16
Temps calme et embarquement sans histoire ; Nous nous aprétons à une traversée de 8 km sur une mer plate et sans vent quand la séquence émotion commence sans prévenir : un requin pèlerin d’environ 3m50 est en chasse dans le sound qui sépare Raasay de Rona. Nous nous en approchons de fort près pour l’observer et c’est là que Philippe se paye la grosse émotion car le bestiau se dirige droit sur lui aileron hors de l’eau et passe… sous son kayak, l’aileron frappant la coque sans que cela émeuve la bête le moins du monde. Philippe lui a eu des palpitations. Pour les ignares dans mon genre sachez que le requin pèlerin ne se nourrit que de plancton et de tous petits poissons et n’a pas de dents.
Traversée sans histoire, nous prêtons à peine attention aux nombreux macareux qui flottent çà et là ainsi qu’à un malheureux marsouin qui passait par là. Pique nique près d’une cascade sur Skye où Luc nous régale d’un numéro de phoque humain dans l’eau fraîche qui tombe de la montagne. Nous apercevons même une baleine de Mink qui s’ébat dans le lointain !!
Les émotions ne sont pas encore terminées un gros requin pèlerin se baguenaude du coté des falaises de Kilt Rock et nous restons un long moment prés de lui, les plus audacieux allant même jusqu’à lui toucher l’aileron. L’Ecosse est vraiment le paradis de la faune sauvage !!
Bivouac tranquille à Staffin Bay. Magnifique coucher de soleil à minuit heure française.
Vendredi 17
François quitte le groupe pour aller prendre le bus vers Broadford pour faire la navette. Stupeur c’est le même chauffeur que l’an dernier et la même mamie à la permanente bleutée est assise sur le siège avant !
Les autres sont censés aller voire les phoques vers Eillan Flodigarry mais un dernier Pélerin monstrueux (au moins 10m d’après eux) fait passer les phoques au second plan.
Retour à Staffin, rangement et route vers le Loch Lomond prés de Glasgow pour le bivouac.
Samedi 18
Longue route fatiguante avec une chaleur de plus en plus étouffante pour rejoindre Portsmouth et le ferry. Arrêt brandade de morue cuisinée par Luc sur une aire d’autoroute ce qui nous vaut des regards intéressés des autres voyageurs.
Pub à Portsmouth et nuit sur le ferry (il n’y a presque personne à bord et nous avons un salon avec sièges inclinables rien que pour nous pour étaler nos matelas gonflables, royal !!)
Luc et moi repartons en juillet 2006. Pourquoi pas avec vous ?
Les participants :
Marie Blaise, Betton
Philippe Cormont , Paris
Marcel Gasnier, corsaires malouins
Luc Vincent, Kraken
François Parigot, Thorigné eaux vives.
Récit : François. Francois.parigot@wanadoo.fr